mercredi 26 juin 2019

Chronique "Magic Charly (T1) L'Apprenti" d'Audrey Alwett



On peut avoir un chat doué de capacités hors du commun et tout ignorer de l'existence des magiciers. C'est le cas de Charly Vernier, jusqu'à ce qu'il découvre que sa grand-mère pourrait être un membre éminent de cette société. Mais elle court un grave danger. S'il veut la sauver -et se sauver lui-même- Charly n'a pas le choix, il lui faut devenir apprenti magicier.


Dans ce premier tome, nous suivons Charly et Sapotille, deux apprentis magiciers se lançant dans une quête pour sauver la grand-mère de Charly, magicière elle-aussi. J’ai adoré suivre ces personnages ! Ils sortent un peu de l’ordinaire et ne sont pas des clichés sur pattes. L’autrice ne les jette pas dans les bras l’un de l’autre dès le premier tome (pour mon plus grand plaisir) et laisse planer une part de mystère sur chacun d’eux. Ils sont très courageux, s’entraident et font preuve d’intelligence et de raisonnement. 

Du côté de l’intrigue, on est immergé dès les premières pages ! Audrey Alwett instaure un rythme soutenu dès le début et ne lésine pas sur l’action et les retournements de situation. Même si certaines d’entre elles étaient prévisibles, j’ai passé un excellent moment. Quant à la fin, elle me donne très envie de me plonger dans la suite de cette histoire. 

L’un des points forts de ce roman est l’univers. Un monde caché rempli de magie en plein cœur de la France, que demander de plus ? Entre les tartes chercheuses, les animaliers et les puissantes allégories, on ne sait plus où donner de la tête. Son univers déborde de créativité et d’originalité, renouvelant un peu le genre du fantastique en jeunesse/young-adult. 

Enfin, j’avais hâte de découvrir la plume d’Audrey Alwett qui m’attirait déjà dans son ouvrage Les Poisons de Katharz. Je n’ai absolument pas été déçue ! Travaillée et authentique, on dévore ses mots plein d’humour et inconnus de mon vocabulaire, parfois. Ce premier tome peut se lire d’une traite grâce à la fluidité de l’écriture. Je vous le recommande beaucoup ! 

Note : 4,5/5

samedi 22 juin 2019

Chronique "Quelques minutes après minuit" de Patrick Ness



Depuis que sa mère est malade, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. Chaque fois, quelques minutes après minuit, un monstre apparaît sous la forme d'un arbre gigantesque qui apporte avec lui l'obscurité, le vent, les cris. Le monstre vient chercher quelque chose de très ancien et de sauvage. Il veut connaître la vérité...


Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti autant d’émotions en lisant un roman jeunesse. Je me suis immédiatement attachée au personnage de Conor, un jeune garçon en proie au chagrin et au harcèlement. Patrick Ness a véritablement développé la psychologie de ce garçon d’à peine douze ans nous permettant de nous plonger profondément dans le récit. J’ai ressenti tellement de sentiments contradictoires envers Conor : la frustration, la tristesse, la culpabilité, la joie, la colère etc. Il vit un nombre incroyable de choses en si peu de pages qui contribue à la perturbation de sa vie et son esprit. C’en est un peu insoutenable autant pour lui que pour le lecteur. 

Pour une fois, la place des parents est présente dans un roman jeunesse. Ils ne sont pas décédés ni aveugles au point de ne jamais voir ce que fait leur enfant. Entre un parent divorcé et une mère malade, il est simplement protégé par sa grand-mère qui cache tous ses sentiments derrière un masque d’indifférence et de pédanterie. C’est aussi une femme intéressante à découvrir du point de vue de Conor car l’apparence qu’elle maintient durant une bonne partie du livre se craquelle et révèle une simple mère et grand-mère, inquiète pour son enfant et son petit-fils. 

Quant à l’intrigue en elle-même, les différents histoires narrées par le monstre à Conor sont classiques en apparence mais recherchées et étonnantes par leur dénouement. Elles apportent une réelle profondeur au récit et à la partie « contemporaine » de l’histoire. Les illustrations de Jim Kay, présentes dans la version que j’ai lue, accompagnent avec merveille la vie de Conor, les contes du monstre etc. L’atmosphère est sombre, prenante et pesante à la fois. La fin est une vraie libération pour le protagoniste et le lecteur. 

Enfin, sans surprise et même s’il s’agit d’une traduction, la plume de l’auteur m’a totalement emportée ! Immersive et travaillée, Patrick Ness nous fait passer par un grand panel d’émotions aussi fortes les unes que les autres. J’ai hâte de découvrir d’autres romans de cet auteur qui n’a fait que me surprendre jusqu’à aujourd’hui. 

Note : 5/5


Illustration de Jim Kay issue du roman illustré

mardi 18 juin 2019

Chronique "Première Année" de Tom Ellen & Lucy Ivison



Phoebe a attendu sa rentrée à l'université tout l'été ! Et Luke, dont elle rêve depuis le collège, sera là, lui aussi. Soirées, drague, réseaux sociaux et trahisons : les deux étudiants se laissent joyeusement prendre dans le tourbillon de la première année... Autour d'eux, l'imperturbable Negin, Frankie la survoltée et le sarcastique Arthur sont là pour les aider à remettre un peu d'ordre - y compris dans les moments les plus intimes !


Après Mon Homard des deux mêmes auteurs, je souhaitais me plonger dans une de leurs parutions les plus récentes afin de me réconcilier avec eux. Malheureusement, je n’ai pas été emportée par leur nouvelle histoire. 

Dans ce roman, nous suivons Phoebe et Luke, deux jeunes adultes qui rentrent à la fac pour leur première année d’étude. J’ai trouvé ces personnages assez plats, sans réelles nuances et peu développés psychologiquement. On ne remarque pas particulièrement d’évolution chez eux et leurs décisions sont souvent irréfléchies, des prétextes pour les auteurs d’amener de nouvelles complications à leur relation. Quant aux personnages secondaires, ils sont aussi très peu développés et ne nous permettent pas de nous attacher à eux réellement. 

Qui dit comédie romantique, dit sentiments, humour et péripéties. L’humour et les péripéties sont présentes mais les sentiments étaient absents de mon côté. On ressasse les mêmes schémas de comédie romantique que l’on retrouve notamment dans tous les films classiques du genre. C’est une histoire qui manque cruellement d’originalité pour moi. Un des seuls moments qui m’a vraiment plu est la fin par la décision de la protagoniste principale. Elle faisait « enfin » preuve de raisonnement. 

Enfin, la plume des deux auteurs était simple, efficace et fluide. Rien d’exceptionnel mais ça permettait à l’histoire de se lire rapidement. L’alternance des points de vue a tout de même permis d’instaurer un rythme à l’histoire pour ne pas la lâcher en route. Je pense honnêtement ne pas retenter de roman de ces auteurs qui ne sont pas faits pour moi. À vous de vous faire votre propre avis, surtout si vous êtes amateur.rice de comédie romantique ! 

Note : 2/5